écrivez-moi

*COMPOSITION : vérités générales 80,5%, mauvaise foi 13,4%, clichés 6,9%. Traces d’auto-dérision, de mauvais jeux de mots, de rythmes ternaires et de cacao (moins de 1%, sauf le cacao qui est à plus de 70%).































































































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1    parce que je suis incapable de trouver une idée nouvelle chaque matin et l’exposer de manière intelligente, drôle, ou originale, bref : incontournable

2    parce qu’il y a déjà beaucoup de blogs littéraires ou assimilés qui exposent chaque matin une idée nouvelle de manière intelligente, drôle, ou originale, donc/bref incontournable, et que je ne crois pas pouvoir faire mieux, et que c’est quand même ça, l’intérêt, non ? Faire mieux. Pareil, mais plus, toujours plus, toujours mieux. Trop dur pour moi, je n’ai pas l’esprit de compétition (sauf quand je joue au Trivial Pursuit, mais je ne voudrais pas entrer dans les détails intimes de ma vie privée).

3        parce que, puisqu’ils sont incontournables, je passe trop de temps à lire ces blogs attachés tous ensemble par les liens inextricables du net.

4        parce que, comme tout le monde par ici, j’ai un roman des nouvelles à écrire et du lait sur le feu.

5        parce qu’il me reste exactement 182 bouquins à lire en données corrigées des variations saisonnières, ça veut dire que c’est un chiffre balancé comme ça, et que la maison ne saurait être tenue responsable d’éventuelles modifications statistiques indépendantes de sa volonté (en gros.)

6        Parce que j’ai déjà du mal à tenir à jour mon site pour qu’il reste dans l’état où vous aimeriez le trouver en entrant (faites comme chez vous), alors un blog, vous imaginez bien : l’angoisse, les nuits blanches, le recours inévitable aux substances illicites, la dépression, la répression, la déchéance et le suicide, sans compter les dommages collatéraux et l’insécurisation (entrée de ce substantif dans le Robert prévue pour l’édition 2009, c’est déjà demain). Tout ça pour un blog, faut pas exagérer, hein.

7       Parce que les blogs, c’est toujours mieux chez les autres, et c’est d'ailleurs pour ça que j’y vais (chez les autres).

8        Parce que j’aime bien mon site et que je ne peux pas lui faire ça.

9       Parce que si j’avais un blog, je trouverais tellement à redire sur ce que j’y écris que je commenterais mes propres articles en les démontant, ce qui n’arrangerait pas ma schizophrénie patente et hop, retour à l’insécurisation (tenez, 2008).

10    Parce que j’ai très peur de rester seule sur mon blog. Et un blog vide, c’est terrifiant. Le silence de ces espaces infinis m’effraie, comme disait Blaise sur son blog.

11      Parce que je suis une rebelle et que je veux rester dans le noir.

12     Parce que si je m’y mets aussi, on n’a pas fini, et qu’il faudra bien en finir un jour.

13      Parce que je nie tout en blog

14      Parce qu’il fait beau, que c’est l’heure de déjeuner, et que je vais aller prendre un livre en terrasse (plus que 181. En gros, bien sûr, et toujours en CVR).

        Parce que si j’avais un blog, je lui trouverais un beau titre avec de jolis jeux de mots auxquels moi seule aurais pensé. Or, après étude googlesque, tout est déjà écrit, donc lu (par moi), et la chair s’en trouve encore plus triste, jusqu’aux os, c’est dire. Voyez plutôt (en vrac) : « Blog à part » : occurrences googlesques  : 417000 ; « Non mais sans blog » : 228 ; « Gonflé à blog » : 42 ; « blog opératoire » : 807 ; « Ceci n’est pas un blog » :112000 ; « au blog l’arbitre » : 147 ; « Men in blog » : 129 ; et je vous passe les déclinaisons. Il me reste « Ce blog enfariné ne me dit rien qui vaille », « Blog toi-même » et « C’est çui qui dit qui blogue », mais bof.

15     Parce que, parce que, parce que.


Pourquoi je n'ai pas de blog*
(15 raisons, bonnes et mauvaises, de s'en tenir à un site à la papa)
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