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Le programme de l’été

Griffouillé par Emmanuelle Urien le juin 30, 2010 dans Non classé

Ce non-post essentiel pour vous tenir informé(e)s de l’actualité estivale d’Emmanuelle Urien et Manu Causse, également connus sous le nom des “Manu/e/s” ou des “Terence Hill et Bud Spencer de la littérature”.

Après quelques jours de détente familiale, Manu Causse entame les hostilités en participant, les 17 et 18 juillet, au Salon du livre de Sablet en Provence (entre Avignon et Vaisons la Romaine), pour défendre en particulier son dernier roman bilingue, Solo Rock.

Le 20 juillet, une grande première : nous proposons notre spectacle de lectures musicales dans un lieu unique, le Golf indoor de Toulouse (avenue Larrieu) ; histoire de profiter au maximum du lieu, les lectures seront suivies de la première représentation publique du projet Glossolalies (voir non-post précédent). Des voix, des histoires, mais aussi des boucles hypnotiques et des mots qui dansent. Expérimental, donc - surtout si on en profite pour s’essayer au golf…

Le dimanche 25, les plus aveyronnais d’entre nous pourront retrouver Manu Causse au Festival du livre et de la BD de La Fouillade (où, paraît-il, il présentera son dernier ouvrage intitulé LoFi, une brève histoire de l’amour, qui a la particularité de ne jamais avoir été écrit). Même si elle n’est pas invitée au salon, Emmanuelle Urien ne sera pas loin, histoire de vérifier que son compagnon se tienne bien… c’est l’occasion de la voir également.

Vous n’êtes pas libres en juillet ? Alors passons au mois d’août.

Le 7, c’est à Arvieu (Aveyron encore), au bord du lac, que vous pourrez nous retrouver tous deux pour un salon du livre. On ne promet pas de ne pas lire ou chanter, tout dépendra…

Pour finir, les amis de LoFi pourront venir l’aider à construire ses aventures improvichantées, à nouveau au Golf Indoor, le 24 août au soir.

Et tout cela avant la rentrée de septembre, qui s’annonce, pour changer, mouvementée…

Je précise que je n’ai même pas écrit ce qui précède, d’où la distanciation d’Emmanuelle Urien par rapport à son personnage (pour peu que cela veuille dire quelque chose).

J’aurais bien ajouté le deuxième volet du projet Glossolalie submentionné, mais il est encore en cours de mixage, et nous n’avons pas le temps de nous en occuper maintenant parce qu’il faut faire les bagages et qu’un moustique s’acharne à me bourdonner dans les oreilles et qu’il m’est impossible de me concentrer dans ces conditions.

En attendant, vous pouvez (ré)écouter la saga LoFi de Manu Causse et même la podcaster - ne vous décriez pas, je connais des gens très bien qui le font. Le premier épisode est ici, le deuxième là, le troisième un peu plus loin, le quatrième en suivant, le cinquième précède de peu le sixième qui clôt une belle série à écouter sur la plage ou au petit déjeuner, mais pas en boîte…

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Glossolalie

Griffouillé par Emmanuelle Urien le mai 31, 2010 dans Rien à voir

C’est officiel : en ce moment, je crée peu, et je ne fais plus de musique. Tout le monde le dit derrière mon dos, à voix basse pour que je ne l’entende pas, et dans des langues étrangères pour plus de sûreté, certains utilisent même de l’encre sympathique afin de ne pas éveiller les soupçons.*

Voire!

Du coup, le week-end passé (fort vite, ma foi, et sans se retourner, le lâche), aiguillonnée par quelque propos à caractère provocateur dont je tairai la provenance par respect de l’anonymat de son auteur, j’emprisonnai au lasso une boucle musicale qui passait, attachai avec la même corde le compositeur à sa chaise et à sa guitare jusqu’à ce que ladite boucle soit gravée à jamais dans la mémoire de son ordinateur, puis m’enfermai à double tour dans mon cerveau droit (c’est là que, paraît-il, j’entrepose à la va-comme-je-te-pousse les portées, les clés de sol et de douze, les pinceaux, une gamme complète de plumes d’oie et son encrier assorti, mes pointes et mon tutu de tulle ainsi que de nombreux accessoires introuvables même au Télé-achat), bien décidée à m’abstraire du monde tant que je n’aurais pas prouvé à sa face que j’étais / il était / nous étions encore dotés de cette facilité à créer qu’oncques ne perdîmes ou laissâmes s’étioler dans l’impuissante consternation (ou la consternante impuissance, j’aime bien aussi) que confèrent aux artistes les plus capricants (bêê) les petits jours qui passent, l’air de rien, et se déguisent pour se ressembler alors qu’en fait non, pas du tout**. A cane non magno saepe tenetur aper, et asinus asinum fricat (hi han). La semaine prochaine, on passe au B.

Vingt minutes*** plus tard, hop.

Ah ah****.

Des paroles en douze langues établissant les bases d’une nouvelle métaphysique de la grammaire indo-européenne (mais je ne perds pas de vue les basques, finnois, hongrois, turcs et autres isolats le premier qui dit 2000 je le sors), une mélodie déclinant une gamme mixolydienne complexe à double détente avec retour automatique à la ligne et triple loop piquée, un travail de sonorisation expérimentale à faire oublier 4′33”, des arrangements que même FR David il en redemanderait, deux cafés et l’addition*****.

Et maintenant, Mesdames et Messieurs, devant vos yeux ébahis, je vais pour la première fois sur ce non-blog Ajouter Un Son. Les gens du deuxième rang*****, je veux bien que vous reculiez, la manipulation peut être hasardeuse, et qui dit hasard dit danger, comme l’ont si bien compris nos amis anglo-saxons.

… mais si, ça marche. C’est vous. C’est la faute de votre navigateur qui n’est pas au goût du jour (un correspondant anonyme me signale qu’on prononce désormais “à jour”). Ou alors c’est le plugin qui bugge.

Quoi qu’il en soit, chers auditeurs, ne changez pas de fréquence!

Tadââââaaaaaaaaaa (j’ai la flemme de mettre tous les accents circonflexes, mais le cœur y est)!

Heimatspoema.mp3

(entre glossolalie teutonne, romancero gitano et chevauchée sauvage, excusez du peu.)

Et là (les occupants du troisième rang peuvent-ils rejoindre au fond de la salle ceux du deuxième? C’est à cause du monsieur de la sécurité, il est intransigeant. Et il mesure deux mètres, ce qui ne gâche rien), je ne sais pas très bien si la manipulation a fonctionné. Je n’en aurai conscience, sans doute, qu’une fois non-posté ce non-billet, ce qui peut ralentir les choses.

Bon, ça marche, là?

Mais bon sang, Lilienwald, te rends-tu compte qu’à cette heure et à ce stade de ton monologue, les visiteurs, s’il en fût (Kanterbräu, sors de ce post), ont déjà - ou n’ont pas - écouté ce fichier? Rosensee, il faut t’y faire, tu es complètement décalée!*****************

* Laissez tomber, la paranoïa, c’est has been, on parle désormais de syndrome de perception vindicative altérée (PVA). D’ailleurs, c’est l’objet de la 8e saison du Dr House non je l’ai pas dit je le regarde pas je sais pas qui c’est j’ai même pas la télé ou alors un tout petit peu et c’est pas ma faute monsieur le juge (je viens de battre le record de la plus longue phrase barrée, voir note ** - notez que c’est moi qui détenais le précédent).

** Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant d’écrire la plus longue phrase du monde, mais chaque fois je suis interrompue grossièrement par la petite voix dans ma tête qui me dit qu’il faudrait déjà voir à dépasser Proust qui en a pondu une de 243 mots, sans parler des autres genre Joyce, et que moi je ne sais pas compter si loin, et alors mon petit doigt sur le clavier cherche aussitôt le point. Et tant que j’y suis, si le propriétaire de la petite voix en question voulait bien se présenter à l’accueil, on la lui remettrait avec plaisir et un soulagement affiché en 4×3 elle est facile celle-là veux-tu bien te taire.

*** Deux heures, en fait. Mais je préfère que la postérité retienne la rapidité de mon génie plutôt que ma paresse neuronale.

****Au choix : rire sardinique (c’est comme sardonique, mais je me suis trompée de touche et comme je trouve ça joli, je laisse - c’est mon côté poisson) ; exclamation vaguement auto-dérosoire (tiens, j’ai retrouvé mon o) ; faute de frappe (je voulais écrire Eh eh) ; transition maladroite mais méritoire ; Ah ah.

***** Celle-là, j’ai déjà dû la faire. Tant pis, je laisse. C’est dire si j’assume mes non-propos sur ce non-blog.

****** Tout le monde sait qu’il n’y a jamais personne au premier rang.

***************** Et à plus d’un titre (je vous laisse réfléchir sur cette intervention sinistre) … incidemment, je suis consciente que, côté notes de bas de page, ça ne va pas mieux depuis la dernière fois. Mais je vous fais confiance pour trouver votre voie (en gros, lisez de haut en bas) ; pour ma part, et comme d’habitude, je me retire du monde dans un monastère avec chocolat (minimum 75% de cacao) et wifi. Amen.

PS : il est long, ce non-post. Je vous prie donc de m’en non-excuser. Et aussi : crédits photo Régis, Juliana et moi-même.

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Monstres, purgatoire et autres divertissements

Griffouillé par Emmanuelle Urien le mai 19, 2010 dans egopub

Bien sûr que si, ça compte, d’annoncer les choses au tout dernier moment. C’est une méthode que j’ai développée en collaboration avec la Nasa, qui confère une intensité particulière au communiqué, et qui a fait ses preuves à de nombreuses reprises. Malheureusement, je ne suis pas en mesure de vous en dire  plus pour d’évidentes raisons de confidentialité - vous aurez compris que le sort de la planète est en jeu.

Oui, bon, peut-être que j’exagère un peu, mais voilà tout de même une allégation qui me permet de remonter de trente places au classement du championnat du monde de la mauvaise foi.

Les esprits les plus acérés l’auront lu entre les lignes : ce soir, il y a lecture musicale de nouvelles au Théâtre de Poche.

Voilà qui tombe bien, me direz-vous : un intense désespoir était justement en train de vous saisir à la pensée du grand vide qu’était votre vie parce que ce soir, ce soir entre tous, vous n’aviez rien à faire. Pas d’amis à inviter, pas de famille à visiter, pas de télévision à allumer (d’ailleurs, vous n’avez pas de télévision et c’est tout à votre honneur), plus un seul livre à lire (ce qui en revanche est une honte, sans vouloir enfoncer le clou).

Pour tout dire, vous envisagiez de mettre fin à vos jours, au moins pour les 24 prochaines heures. Alors que la solution était bêtement à votre portée ; d’ailleurs je vous l’amène sur un plateau, la voici, servez-vous.

“Écouter Manu Causse et Emmanuelle Urien au Théâtre de Poche, mais bon sang, Jim, comment n’y ai-je pas pensé plus tôt? Je crois que mon divorce avec Samantha m’a ôté tout sens commun et que l’OPA hostile de l’entreprise de John sur mes puits de pétrole en Tanzanie m’a ébranlé plus que je ne saurais le dire, Brendan.”

Et puis, heureuse coïncidence, vous habitez Toulouse. Ou sa banlieue. Ou ses environs. Ou sa région, plus ou moins proche. Quoi qu’il en soit, en partant maintenant, vous pouvez être au 10, rue El Alamein pour 21 heures ce soir. En petites foulées, ça passe. Et sinon, tant pis, vous avez une séance de rattrapage demain soir, même heure.

Vous pouvez réserver en cliquant sur des liens comme celui-ci ou celui-là. Vous pouvez aussi ne pas réserver et nous faire la surprise, on sera contents aussi. Et les retardataires (ceux qui auraient flâné en route pour faire des guirlandes de pâquerettes et des poupées en coquelicots, je sais qu’il y a des adeptes, et  je respecte leur différence) qui n’arriveraient que vendredi peuvent se rattraper en assistant à la millième représentation (c’est un chiffre que je lance sur un coup de tête, un peu au hasard, mais on n’en a jamais été aussi proche) de Tonton Maurice est toujours mort, la pièce de Manu Causse qui, après une tournée internationale, revient au Poche où elle est née.

Sinon, en bref et en vrac : Court, noir, sans sucre, qui s’est récemment réincarné chez Quadrature, poursuit sa seconde vie avec bonheur, Vénus Atlantica, une nouvelle érotique grâce à laquelle je vais enfin pouvoir prétendre à la postérité, sortira dans un coffret chez In8 en septembre, j’ai un nouveau canapé, je traduis à tour de bras mais me consacrerai au moins à mi-temps à l’écriture de mon roman dès le mois prochain, Clara, une grande lectrice, s’est bloqué la mâchoire en lisant mes nouvelles, après être tombée dans Choir, j’aime toujours autant ce qu’écrit Éric Chevillard, mon dernier recueil de nouvelles attend toujours de trouver un éditeur (notez qu’au lieu d’attendre, il ferait mieux de se bouger), l’hortensia est en boutons et les capucines feuillissent à foison dans ma courette au pied des Alpes suisses, et je n’ai rien à me mettre pour ce soir où, j’allais oublier de le mentionner heureusement que vous m’y faites penser, je lis mes nouvelles et celles de Manu Causse au Théâtre de Poche.

Et comme, pour une fois, je n’ai fait aucun renvoi en bas de page (je me porte vraiment de mieux en mieux, la thérapie comportementale fait ses effets), j’ajoute un Post scriptum (c’est un traitement palliatif très efficace) :

P.S. : mes plates excuses à tous les G.C.* dont les messages attendent encore une réponse de ma part, réponse que je ne peux pas leur promettre parce que je suis plutôt honnête, comme personne. Et dans ce même esprit de franchise, outre les excuses, je leur dois d’être touchée par le contenu de ces mails : ce n’est pas parce que je n’ai pas le temps d’y répondre que je ne les lis pas, et ils me font plaisir, alors merci à tous, je vous embrasse (si vous ne m’avez jamais envoyé de message auquel je n’ai pas répondu, ne lisez pas ce qui précède).

* Gentils correspondants.

Zut, j’ai craqué.

Des bises à tous, et une grande tape virile dans le dos aux autres.

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COURT, NOIR, SANS SUCRE…

Griffouillé par Emmanuelle Urien le fév 13, 2010 dans egopub

…revient. Et il n’est pas content.

Toujours court (quoique un peu moins), décidément très noir, et garanti sans édulcorant… mais c’est aujourd’hui la belge équipe de Quadrature qui a repris le flambeau des mains de L’être minuscule, lequel le lui a cédé pour trois fois rien avec élégance pour une réédition, augmentée de deux nouvelles inédites, de mon tout premier recueil.

Convenez que c’est une bonne nouvelle. Quinze, même.

À part ça, rien de neuf ou presque : mes miroirs n’ont toujours pas trouvé preneurs en dépit de l’état de propreté irréprochable dans lequel je les maintiens ; la nouvelle érotique que m’a commandée mon bel éditeur In8 a été testée et approuvée et figurera dans un coffret à paraître d’ici un certain temps, sans doute après l’été ; je traduis, avec M’sieur Causse, à tour de bras et commence à envisager de refuser des clients ; nous concerterons en trio avec LoFi mardi prochain 16 février sur la scène du Bijou (Toulouse) en dernière partie de soirée ; et les mails continuent de s’accumuler dans ma boîte plus vite que je ne peux y répondre, pardon aux GC qui attendent, et ce n’est pas fini.

Non, vraiment, rien de nouveau…

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Tids & bits

Griffouillé par Emmanuelle Urien le déc 19, 2009 dans Raconte-moi ta vie, egopub

Un courant d’air venu de je ne sais où se planque sous mon bureau et me remonte au bout des doigts. Ce nouveau non-post (qui surgit moins de deux mois après le précédent, notez l’exploit) sera donc entièrement écrit avec des moufles. J’hésite encore, par respect pour mes non-lecteurs, à enfiler les après-ski, à coiffer la chapka et à m’envelopper dans une couverture écossaise, mais ce n’est pas l’envie qui manque.

Ça, c’était donc la première nouvelle de mon actualité : j’ai froid. Mais je n’hiberne pas pour autant. Et, selon la tradition vieille comme ce non-blog qui veut que je vous livre dans leurs moindres détails mes faits et gestes passés - en tout cas ceux qui relèvent du registre professionnel, pour le reste vous ne saurez rien -, venez ici que je vous raconte.

En novembre, il y a eu le salon du livre d’Ozoir-la-Ferrière, où le magnifique “Qui comme Ulysse” de Georges Flipo a reçu le prix Ozoir’Elles qui récompense depuis deux ans un recueil de nouvelles. Je fais partie du jury “exclusivement féminin” (avec, entre autres, Annie Saumont) et comme Georges, en plus d’être un excellent écrivain, est également un ami précieux, je suis heureuse pour lui. Cerise sur le gâteau : son recueil a été récompensé à la quasi unanimité des voix. Comme ça, on ne pourra pas m’accuser de copinage.

Toujours en novembre avait lieu le salon du livre du Touquet, auquel je n’ai pas assisté. J’y étais pourtant conviée mais, comme mon éditeur n’avait pas jugé utile de me transmettre cette invitation, c’est seulement à la veille du salon que j’ai appris que ma présence était souhaitée, ne fût-ce que pour y recevoir Prix du jeune romancier que les lycéens du Touquet ont choisi d’attribuer à “Tu devrais voir quelqu’un”. J’aime de plus en plus les lycéens, et de moins en moins mon éditeur.

En décembre, avec mon collègue polymorphe hyperactif génial fou Manu Causse, nous avons ôté nos pseudos et revêtu nos véritables patronymes pour nous rendre à Nice où se tenait un congrès de traducteurs. Nous y avons donné notre première conférence, intitulée “Traduction et créativité”, sous forme d’atelier déstructuré (il y avait même des Gmörks). Personne ne nous a jeté de pierres, les participants ont aimé, les organisateurs aussi, et nous nous sommes tous deux bien amusés, malgré le trac et, en ce qui me concerne, le léger sentiment de ne pas être tout à fait à ma place face à ces traducteurs archi-chevronnés. Il avait raison, Machin, avec son traduttore, traditore

Depuis le 17 novembre, et jusqu’au 31 décembre, le théâtre du Fil à Plomb accueille de nouveau notre pièce Désolés pour le chien, sponsorisée par la SPA et l’ADF, une comédie drôle (ça ne va pas forcément de soi) avec des vrais morceaux de karma dedans et de véritables questions sur la vie de couple, les couloirs de dix-huit mètres et les gloriettes. Si vous avez l’avantage et le plaisir d’être Toulousain ou assimilé, venez soutenir des auteurs vivants et qui comptent bien le rester, ainsi que des comédiens tous plus charmants les uns que les autres.

C’était la séquence egopub / auto-flattons-nous / nous sommes tous des génies plein de talents …N’empêche que nous, c’est vrai.

Passons maintenant à notre rubrique “Actualités actuelles”, avec un gros plan sur le sujet crucial du moment, à en croire les foules qui se bousculent en ville malgré le froid, la crise et le manque d’inspiration.

Pour Noël, je veux :

  • La sérénité
  • Du temps liiiiiiibre
  • Un nouvel éditeur pour mon recueil “Nous avons peur du noir”
  • Un fer à repasser
  • Un boudin en forme de chien (un chien en forme de boudin?) pour colmater ce courant d’air qui, à l’instant où je vous écris, continue de me glacer les jambes
  • Jouer Summertime au saxophone, mais alors peut-être pas à deux heures du matin
  • Être amour, joie et lumière (ou gloire et beauté, j’hésite)
  • Un stylo bille qui fonctionne

Pendant que les lutins tricotent tout ça et que le père Noël fait chauffer les rennes, je vous propose d’aller jeter une oreille sur les travaux musicaux de quelques connaissances miennes, à savoir Just for des mots, une démo en permanente déconstruction-reconstruction, et Grizzly Sisters Gestalt Machine, du post punk déstructuraliste néo-barje. Devant la cheminée.

Allez, c’est décidé : j’enfile une deuxième paire de chaussettes. Souriez, c’est Noël!

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Blogueur’s digest

Griffouillé par Emmanuelle Urien le nov 4, 2009 dans Raconte-moi ta vie, egopub

À ceux des lecteurs de ce non-blog qui me croyaient fermement décédée de la grippe du cochon, j’adresse aujourd’hui ce démenti vibrant : je suis toujours là, bien vivante derrière mon écran, les yeux en 16/9 et le clavier solidement arrimé au bout des doigts.

Je travaille trop. Du coup, je délaisse (entre autres) ce lieu qui, plus que jamais, mérite son non*.

Vous voulez que je vous raconte mes vacances? Ma rentrée? Mon plan quinquennal de travail que je vais abattre en six mois? Toute mon actualité du dernier semestre? Celle du prochain?

Bon, d’accord, mais pas longtemps.

1 - Mes vacances.

Le soleil était au rendez-vous, la campagne aveyronnaise** avait revêtu ses verts atours de printemps à cause du décalage horaire qu’il y a là-bas, nous cheminions à pas tranquilles sur les sentes, des cris d’enfants sur les talons, le roman de l’été sous le bras et les mains dans les poches. Au loin, le cri des mouettes le disputait au souffle furieux du ressac. Nous marchions depuis quatre jours sans fermer l’œil. Légèrement essoufflée, je suggérai à mes compagnons de cordée que nous établissions notre campement pour la nuit. Ignorants de mes antécédents psychiatriques, ils me traitèrent de mauviette. Pour leur apprendre, je les décapitai à coups de raquette pendant leur sommeil, et c’est alors que le réveil sonna.

2 - Ma rentrée

Comme je n’étais pas sortie, je fus bien en peine de rentrer.

3 - Mon actualité du dernier semestre ou Si vous avez manqué le début

En juin, vous auriez pu m’entendre au Marathon des Mots que nous avons clôturé en musique avec Manu Causse et une salle pleine ; en juillet, toujours avec M.C., nous avons verni une exposition de peinture chez les Zofer, ensuite j’ai tué des alpinistes malotrus sur les sommets aveyronnais ; en août nous avons fréquenté le salon de de Forcalquier et lu nos nouvelles aussi musicalement que possible ; en septembre je suis non-rentrée mais j’ai compati avec ceux dont le sort était autre ; nous sommes allés au festival de Lauzerte où nous avons lu ; j’ai fait une résidence à la Fabrique avec une trapéziste et une plasticienne pour entamer l’écriture d’un spectacle aérien ; en octobre nous étions au salon de Gaillac où nous avons musicalu  (tant pis pour les détracteurs du néologisme, je laisse) ; j’ai presque écoulé le stock lors de la première édition (très réussie) de Toulouse Polars du Sud ; j’ai rencontré 200 lycéens à Caussade qui ont bissé mes histoires et crié mon nom dans les couloirs ; nous avons musicalu au Théâtre du Pavé,  musicalu à Lherm, ; j’ai délibéré à Paris avec des gens connus afin de proclamer que Qui comme Ulysse de Georges Flipo méritait le prix Ozoir’elles et j’en ai profité pour faire plein de copinage pour pouvoir enfin être publiée dans une grande maison d’édition*** ; j’ai fait une résidence à la Grainerie pour le spectacle aérien évoqué ci-avant ; j’ai été désavouée par mon éditeur et je repars donc à l’assaut de la citadelle ; et pour finir je suis tombée dans novembre en ratant la marche.

4 - Mon actualité du prochain semestre

Demain matin à 9h30, Claire Ambill de Radio Occitanie m’invite à causer dans le poste sur Tu devrais voir quelqu’un. Vendredi, j’ai piscine. Jeudi 19 à 17h, je reviens sur Radio Occitanie, invité cette fois par Christian Moretto, pour parler d’autre chose (de livres, de musicalectures, de spectacle aérien).  Entretemps, j’aurai écrit une préface pour un ouvrage de photos/dessins obsédants. Le 21, nous serons au salon d’Ozoir-la-Ferrière, consacré aux nouvelles, où sera remis le prix même pas éponyme au lauréat d’Ozoir’elles, et où nous musicalirons peut-être aussi. Le 6 décembre,nous animerons, avec M.C., un atelier intitulé “Traduction et créativité” dans le cadre de la Conférence des traducteurs à Nice. Le 16 janvier, nous signerons au salon du Livre d’hiver à Montgiscard (31). Fin janvier, je serai en résidence à la Grainerie pour le spectacle aérien. Le 1er février, Quadrature publiera une version augmentée de mon premier recueil, Court, noir, sans sucre, que je signerai du 5 au 7 mars à la Foire du livre de Bruxelles tout en parlant de Toute humanité mise à part aux élèves du Collège Saint-Michel. Le 9 mars au soir nous musicalirons à la médiathèque de Pamiers (11) (31) (08) (41) (06) (09)*****.

Je crois que j’ai pris une bonne avance, là. Mais j’essaierai de revenir ici avant six mois, promis En racontant des choses plus intéressantes et moins égotistes.

À ce propos, vu que ces derniers mois j’ai aussi lu des milliers centaines dizaines si, des dizaines de livres, je vous recommande en particulier de découvrir les nouvelles de Jean-Louis Ughetto**** qui m’ont enthousiasmée, le dernier polar historique de Fabienne Ferrère, Car voici que le jour vient, tout aussi magistral que son premier opus et dans lequel nous retrouvons le chevau-léger Gilles Bayonne et son acolyte Piquelune dans une enquête sombrissime.

Il faut que j’y aille, maintenant, mon devoir de traîtresse traductrice m’attend. Et des tas d’autres également.

P.S. Au fait, je me suis fait taguer par Manu Causse sur “La première fois”. Je suis une bonne fille (au fond), alors je réponds :

La première fois que je suis morte, heureusement, ça n’a pas duré.

Voilà.

Portez-vous bien.

* C’est fait exprès.

** Le correcteur automatique me propose “lyonnaise”, “réunionnaise” ou “mayonnaise”. Comme quoi, pour vivre heureux, vivons cachés, vivons en Aveyron.

*** Juste pour que certains aient la satisfaction de voir les rumeurs se non-confirmer.

**** Désolée pour le lien vers la F..c, mais Bibliosurf ne propose pas encore ces ouvrages…

***** Et le numéro complémentaire est le 999. Merci, Manu.

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Apprenons de nouveaux mots en attendant la rentrée

Griffouillé par Emmanuelle Urien le juil 30, 2009 dans Non classé

Notez, je ne sais pas bien laquelle, de rentrée. Je suis en retard pour tout parce que je continue de bosser comme un dromadaire, mais sûr que ça va finir par se tasser. Un jour. Ou alors l’autre.

Pour faire patienter les éventuels internautes de passage, j’ai chaussé ma frontale et exhumé (quoiqu’il ne soit pas si vieux : la datation au carbone 14 donne 2006. Après JC, en plus) un texte un peu léger, pour changer de mes jérémiades habituelles (c’est gratuit, mais tpjl). Certains blogueurs avisés l’avaient d’ailleurs peut-être déjà rencontré au détour d’une visite sur Mot compte double (cliquez dans la colonne des liens, à droite, il faut qu’elle serve un peu - ou alors sur la photo), un site exemplaire à de nombreux points de vue que je vous exposerai quand j’aurai un moment (vers 2012, normalement).

Enfin voilà : ça s’appelle Le néologisme par l’exemple et c’est, comme on ne le dit peut-être plus, une spéciale dédicace à Littré.

Dis, camarade auteur, je te trouve une petite mine, aujourd’hui. Ton style est terne, tes phrases désuètes, tu sombres dans le classicisme comme d’autre dans la dépression… reprends-toi, camarade! Plus que tout autre, tu te dois d’être à la page - pour autant qu’elle ne reste pas blanche. Regarde autour de toi : des mots nouveaux fleurissent sous le clavier fertile des jeunes générations. Ces vocables barbares, ne les boude pas. Au contraire, empare-t’en et fais-les tiens! Sous ton armure de lexicographe bat un cœur d’académicien, alors fais-en profiter le monde avant qu’il ne lâche! Toi aussi, camarade auteur inconnu, tu peux prendre la tête de l’avant-garde littéraire en déclinant les néologisme dans les règles de l’ars grammatica, et inscrire ton nom sur les Robert futurs.

Camarade auteur, ton tout premier défi s’épelle LOL!

Rares sont ceux qui, parmi les utilisateurs hilares de ces trois lettres anodines, en connaissant la signification. Mais toi, camarade auteur angliciste pratiquant, toi, tu te gausses en décryptant l’acronyme, Laughing Out Loud, tu ris tout haut, AH AH, car toi, tu sais, tu connais les arcanes du langage courriel, aucun SMS ne te résiste, et tu pourrais en remontrer aux écumeurs de forum les plus actifs. Bravo, camarade auteur, toi aussi tu es un geek. Alors n’hésite plus, lance-toi!

Suivant la logique qui veut que voler ne prenne qu’une L, tu en colleras deux à loller, camarade auteur : c’est beaucoup plus joli, tu vas voir. Les poètes appellent cela une licence, pour toi ce sera un caprice, et l’addition.

Loller, rire tout haut. Verbe du premier groupe, se conjugue comme chanter : je lolle, tu lolles, il lolle, nous lollons, vous lollez, ils lollent, bravo camarade, la salle est chaude!

Très prisé à l’imparfait du subjonctif, en particulier dans les alexandrins (Quand votre fiancé vous traita de mollasse / eussiez-vous approuvé, amie, que je lollasse?), loller s’apprécie également au passé simple (‘Cessez vos plaisanteries’, lolla-t-elle, ‘vous m’avez donné le hoquet’), à l’impératif (‘Lolle, je le veux!’), mais aussi dans son plus simple appareil, l’infinitif (‘Quand vous aurez fini de loller, au fond, vous viendrez me réciter la quatrième déclinaison!’).

Loller a donné le substantif lollement, qui décrit l’action de loller (Le lollement de l’Allemand est communicatif) et l’adjectif lollesque, qui porte à loller (Toute attitude lollesque sera sévèrement sanctionnée). La forme substantivée de l’adjectif se rencontre essentiellement dans les travaux littéraires post-universitaires (Le lollesque de la situation s’exprime chez cet auteur néo-structuraliste par un recours abusif à l’emploi systématique d’une ponctuation exclamative redondante, abus qui est paradoxalement une signature elliptique volontaire, ce dont nous traiterons sous une approche graphico-paradigmatique aux chapitre 78 à 84 de la présente étude). Plus rare, lollation est contesté par les puristes, et son usage n’est guère observé que dans les milieux scientifiques, en particulier médicaux (La lollation peut être un symptôme évocateur de pathologies hépatiques graves). Lélo est employé de façon croissante dans certaines tranches d’âge de la population (‘Zyva, t’arrêtes un peu de lélo comme un ouf!’).

Expressions : Lollera bien qui lollera le dernier - tel qui lolle vendredi, pleurera tout le week-end, surtout si belle-mamn débarque sans prévenir.

Si Loller tout haut est un pléonasme, Loller sous cape est une cacologie.

Et voilà, camarade auteur néologiste, ton devoir révolutionnaire accompli. Les Lettres internationales sont fières de toi et te disent merci.

La semaine prochaine, camarades, nous tenterons d’introduire dans le dictionnaire le vocable CUL8R.

…À moins que nous n’évoquions le cliché.

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(Ni) Vert ni sage (mauvais jeu de mots, tpjl)

Griffouillé par Emmanuelle Urien le juin 8, 2009 dans Raconte-moi ta vie, Rien à voir

Oui, bon, j’ai voté. Mon bureau était assez loin (vu que je n’ai toujours pas signalé mon 18e changement d’adresse en trois ans), et j’y suis allée en vélo, forcément.

Mais revenons plutôt sur les événements de la semaine. Ils sont nombreux, mais comme je m’en voudrais d’entrer dans les détails de ma vie privée, je me contenterai de vous signaler que jeudi 4, je lisais musicalement à Ombres Blanches (avec Manu Causse dans le rôle du guitar hero), et que vous n’étiez même pas là. C’est dommage, les quelque trente auditeurs (quinze selon la police) présents ont aimé. Qu’à cela ne tienne : nous réitérons la performance (car c’en est une, surtout quand les réserves en eau se font rares) dimanche 14 juin à 18h pour le Marathon des mots à l’Ostal Occitania (rue Malcousinat à Toulouse).

Par ailleurs, mais c’est tout de même là que je voulais en venir, l’atelier expo Zofer vernira vendredi prochain (le 12) une exposition de peinture bizarrement intitulée KESKIFéCON?, où vous pourrez (si vous venez) vous demander ce qui fait que Manu Causse et Emmanuelle Urien prennent parfois le pinceau, le couteau, le tube, la ficelle ou les doigts (liste non exhaustive) pour exprimer on ne sait quoi (mais ça peut venir) à travers la couleur, la matière et les formes. Et dans la série lego, ergo sum, nous musicalirons de nouveau quelques textes à cette occasion, un petit four à la main, un verre dans l’autre. À ce sujet, je cherche des volontaires pour tenir les livres. Pupitres s’abstenir.

Et puisque vous avez lu jusqu’au bout, outre l’affiche de l’expo, je vous mets une ou deux images en avant-première. Chic, non?

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Vous m’avez ratée à la télé

Griffouillé par Emmanuelle Urien le mai 30, 2009 dans egopub

…mais il reste des traces (après la 20e minute, rapide si vous savez jouer du curseur, mais sinon vous pouvez aussi regarder le début de l’émission avec des circassiens sympas et une vraie dompteuse d’éléphantigres).

C’était sur TLT, Le comptoir de l’info.

Je file, j’ai piscine une intervention à Lagrasse (11) pour le Banquet des auteurs. Bon week end à tous…

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Brèves rumeurs

Griffouillé par Emmanuelle Urien le mai 22, 2009 dans Raconte-moi ta vie

Je fais bref car il paraît que…

-  j’ai plein de travaux en cours et à venir, en particulier des recettes de sites internet (rien à voir avec la cuisine) pour le Cned, un recueil de nouvelles à boucler, des lectures à préparer, des manuscrits à lire, mes droits de la sécu à récupérer, et peut-être des hélicos à traduire ;

- que je pars à Paris pour une intervention demain à la bibliothèque de Gennevilliers.

En attendant, il paraît également qu’on parle de mes livres…

- chez Franck Garot sur son blog Vers Minuit ;

- chez Christophe Dugave sur Nuit Blanche ;

- dans les lectures d’Encres vagabondes ;

- sur le blog Lettres Exprès.

- sur Télé Toulouse, mais ce sera lundi 25 à 11h30 dans l’émission de Greg Lamazères, le bar des auteurs.

- Au Banquet du livre à Lagrasse le 30 mai à 16h

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui… bientôt je vous (re)donne le programme de juin.

Copyright © 2010 Tant pis, je laisse. Tous droits réservés. Sur un thème original de Laptop Geek, arrangements d'Emmanuelle Urien.