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Le programme de l’été

Posted by Emmanuelle Urien on juin 30, 2010 in Non classé

Ce non-post essentiel pour vous tenir informé(e)s de l’actualité estivale d’Emmanuelle Urien et Manu Causse, également connus sous le nom des « Manu/e/s » ou des « Terence Hill et Bud Spencer de la littérature ».

Après quelques jours de détente familiale, Manu Causse entame les hostilités en participant, les 17 et 18 juillet, au Salon du livre de Sablet en Provence (entre Avignon et Vaisons la Romaine), pour défendre en particulier son dernier roman bilingue, Solo Rock.

Le 20 juillet, une grande première : nous proposons notre spectacle de lectures musicales dans un lieu unique, le Golf indoor de Toulouse (avenue Larrieu) ; histoire de profiter au maximum du lieu, les lectures seront suivies de la première représentation publique du projet Glossolalies (voir non-post précédent). Des voix, des histoires, mais aussi des boucles hypnotiques et des mots qui dansent. Expérimental, donc – surtout si on en profite pour s’essayer au golf…

Le dimanche 25, les plus aveyronnais d’entre nous pourront retrouver Manu Causse au Festival du livre et de la BD de La Fouillade (où, paraît-il, il présentera son dernier ouvrage intitulé LoFi, une brève histoire de l’amour, qui a la particularité de ne jamais avoir été écrit). Même si elle n’est pas invitée au salon, Emmanuelle Urien ne sera pas loin, histoire de vérifier que son compagnon se tienne bien… c’est l’occasion de la voir également.

Vous n’êtes pas libres en juillet ? Alors passons au mois d’août.

Le 7, c’est à Arvieu (Aveyron encore), au bord du lac, que vous pourrez nous retrouver tous deux pour un salon du livre. On ne promet pas de ne pas lire ou chanter, tout dépendra…

Pour finir, les amis de LoFi pourront venir l’aider à construire ses aventures improvichantées, à nouveau au Golf Indoor, le 24 août au soir.

Et tout cela avant la rentrée de septembre, qui s’annonce, pour changer, mouvementée…

Je précise que je n’ai même pas écrit ce qui précède, d’où la distanciation d’Emmanuelle Urien par rapport à son personnage (pour peu que cela veuille dire quelque chose).

J’aurais bien ajouté le deuxième volet du projet Glossolalie submentionné, mais il est encore en cours de mixage, et nous n’avons pas le temps de nous en occuper maintenant parce qu’il faut faire les bagages et qu’un moustique s’acharne à me bourdonner dans les oreilles et qu’il m’est impossible de me concentrer dans ces conditions.

En attendant, vous pouvez (ré)écouter la saga LoFi de Manu Causse et même la podcaster – ne vous décriez pas, je connais des gens très bien qui le font. Le premier épisode est ici, le deuxième là, le troisième un peu plus loin, le quatrième en suivant, le cinquième précède de peu le sixième qui clôt une belle série à écouter sur la plage ou au petit déjeuner, mais pas en boîte…

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Apprenons de nouveaux mots en attendant la rentrée

Posted by Emmanuelle Urien on juil 30, 2009 in Non classé

Notez, je ne sais pas bien laquelle, de rentrée. Je suis en retard pour tout parce que je continue de bosser comme un dromadaire, mais sûr que ça va finir par se tasser. Un jour. Ou alors l’autre.

Pour faire patienter les éventuels internautes de passage, j’ai chaussé ma frontale et exhumé (quoiqu’il ne soit pas si vieux : la datation au carbone 14 donne 2006. Après JC, en plus) un texte un peu léger, pour changer de mes jérémiades habituelles (c’est gratuit, mais tpjl). Certains blogueurs avisés l’avaient d’ailleurs peut-être déjà rencontré au détour d’une visite sur Mot compte double (cliquez dans la colonne des liens, à droite, il faut qu’elle serve un peu – ou alors sur la photo), un site exemplaire à de nombreux points de vue que je vous exposerai quand j’aurai un moment (vers 2012, normalement).

Enfin voilà : ça s’appelle Le néologisme par l’exemple et c’est, comme on ne le dit peut-être plus, une spéciale dédicace à Littré.

Dis, camarade auteur, je te trouve une petite mine, aujourd’hui. Ton style est terne, tes phrases désuètes, tu sombres dans le classicisme comme d’autre dans la dépression… reprends-toi, camarade! Plus que tout autre, tu te dois d’être à la page – pour autant qu’elle ne reste pas blanche. Regarde autour de toi : des mots nouveaux fleurissent sous le clavier fertile des jeunes générations. Ces vocables barbares, ne les boude pas. Au contraire, empare-t’en et fais-les tiens! Sous ton armure de lexicographe bat un cœur d’académicien, alors fais-en profiter le monde avant qu’il ne lâche! Toi aussi, camarade auteur inconnu, tu peux prendre la tête de l’avant-garde littéraire en déclinant les néologisme dans les règles de l’ars grammatica, et inscrire ton nom sur les Robert futurs.

Camarade auteur, ton tout premier défi s’épelle LOL!

Rares sont ceux qui, parmi les utilisateurs hilares de ces trois lettres anodines, en connaissant la signification. Mais toi, camarade auteur angliciste pratiquant, toi, tu te gausses en décryptant l’acronyme, Laughing Out Loud, tu ris tout haut, AH AH, car toi, tu sais, tu connais les arcanes du langage courriel, aucun SMS ne te résiste, et tu pourrais en remontrer aux écumeurs de forum les plus actifs. Bravo, camarade auteur, toi aussi tu es un geek. Alors n’hésite plus, lance-toi!

Suivant la logique qui veut que voler ne prenne qu’une L, tu en colleras deux à loller, camarade auteur : c’est beaucoup plus joli, tu vas voir. Les poètes appellent cela une licence, pour toi ce sera un caprice, et l’addition.

Loller, rire tout haut. Verbe du premier groupe, se conjugue comme chanter : je lolle, tu lolles, il lolle, nous lollons, vous lollez, ils lollent, bravo camarade, la salle est chaude!

Très prisé à l’imparfait du subjonctif, en particulier dans les alexandrins (Quand votre fiancé vous traita de mollasse / eussiez-vous approuvé, amie, que je lollasse?), loller s’apprécie également au passé simple (‘Cessez vos plaisanteries’, lolla-t-elle, ‘vous m’avez donné le hoquet’), à l’impératif (‘Lolle, je le veux!’), mais aussi dans son plus simple appareil, l’infinitif (‘Quand vous aurez fini de loller, au fond, vous viendrez me réciter la quatrième déclinaison!’).

Loller a donné le substantif lollement, qui décrit l’action de loller (Le lollement de l’Allemand est communicatif) et l’adjectif lollesque, qui porte à loller (Toute attitude lollesque sera sévèrement sanctionnée). La forme substantivée de l’adjectif se rencontre essentiellement dans les travaux littéraires post-universitaires (Le lollesque de la situation s’exprime chez cet auteur néo-structuraliste par un recours abusif à l’emploi systématique d’une ponctuation exclamative redondante, abus qui est paradoxalement une signature elliptique volontaire, ce dont nous traiterons sous une approche graphico-paradigmatique aux chapitre 78 à 84 de la présente étude). Plus rare, lollation est contesté par les puristes, et son usage n’est guère observé que dans les milieux scientifiques, en particulier médicaux (La lollation peut être un symptôme évocateur de pathologies hépatiques graves). Lélo est employé de façon croissante dans certaines tranches d’âge de la population (‘Zyva, t’arrêtes un peu de lélo comme un ouf!’).

Expressions : Lollera bien qui lollera le dernier – tel qui lolle vendredi, pleurera tout le week-end, surtout si belle-mamn débarque sans prévenir.

Si Loller tout haut est un pléonasme, Loller sous cape est une cacologie.

Et voilà, camarade auteur néologiste, ton devoir révolutionnaire accompli. Les Lettres internationales sont fières de toi et te disent merci.

La semaine prochaine, camarades, nous tenterons d’introduire dans le dictionnaire le vocable CUL8R.

…À moins que nous n’évoquions le cliché.

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