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L’art difficile de l’auto-promotion et autres douceurs hors sujet

Posted by Emmanuelle Urien on avr 15, 2013 in egopub, Raconte-moi ta vie, Rien à voir

Après une période de gestation équivalente à celle de l’éléphante tout ce qu’il y a de plus raisonnable compte tenu de mes (pré)occupations annexes, mon dernier roman vient de paraître, comme promis, aux éditions Denoël, sous la houlette attentive et enthousiaste de Béatrice Duval. Contrairement à ce que j’avais annoncé, il ne s’intitule pas « La femme de Schrödinger » mais « L’art difficile de rester assise sur une balançoire » – plus long à dire mais plus facile à prononcer. Le contenu, lui, n’a pas changé. Je vous livre ci-dessous la quatrième de couverture :

Mariée à l’homme idéal, mère de trois enfants parfaits, elle pensait que la vie était un long fleuve tranquille. Mais il faut être deux pour le croire.
Quand son mari la quitte pour sa meilleure amie, Pauline se retrouve victime d’une maladie très banale en pareilles circonstances : elle se sent à la fois morte et vivante, elle voudrait mourir mais reconnaît qu’il serait ridicule de se jeter par la fenêtre d’un premier étage. Et même haïr sa rivale se révèle absurde, puisque le destin vient juste de faire mourir la garce. Pauline oscille entre haine et douleur, désir de vengeance et volonté de refaire sa vie, quitte à partir en chasse sur les sites de rencontre. Conseillée par sa mère psychiatre, elle passe à l’action et décide d’effacer la source du mal. Après tout, puisqu’elle doit faire son deuil, autant s’imaginer veuve… Jusqu’au jour où Yann disparaît pour de bon.

À ceux d’entre vous qui auraient suivi le fil de mes précédentes publications dont la noirceur a inspiré les plus belles idées suicidaires du début du XXIe siècle et qui se réjouissent d’avance de dévorer cet opus afin de sombrer au plus vite dans une nouvelle dépression, je dis : Amis, posez ce couteau, on vous aime quand même. Certes, ce roman est un peu plus léger, moins sombre, et pas franchement désespéré. Pour autant, il contient du cheval des éléments susceptibles de vous faire plonger dans les arcanes d’une souffrance sur laquelle on s’étend peu en général (par pudeur? Par crainte de faire surgir le démon en évoquant son nom? Parce que les grandes douleurs actuelles se doivent d’être muettes, sauf si elles sont physiques ou économiques?), celle lié à la trahison. Dans le couple. Ça y est, je viens de perdre la moitié de mes lecteurs potentiels.

La colère, aussi. Cette haine de l’autre qui s’entremêle à la douleur, qui s’y fond, jusqu’à ce que ces deux sentiments n’en fassent plus qu’un seul, insupportable. Ça s’appelle la doulhaine, les lexicographes ne l’ont pas encore adoptée, pourtant voyez comme elle est belle et vigoureuse.

Ce livre parle aussi du rapport à la mère, cette figure (forcément) secourable à laquelle on voudrait pouvoir s’accrocher, mais qui parfois se dérobe ou vous bouscule, révélant un visage qu’on n’est pas sûr de reconnaître, et vous tendant un miroir alors que vous aviez juré de ne plus jamais vous regarder en face.

(Et hop, encore un quart de lecteurs évaporés.)

Voilà, c’était pour les aspects un peu graves de ce texte. Il y en a d’autres, bien sûr, mais ceux-là sont vraiment trop rébarbatifs complexes révélateurs de la trame du roman pour que je vous les expose ici. À part ça, selon un sondage Ipsos, on m’a rapporté que ce livre était drôle. Toutefois, selon la formule à présent consacrée (par moi, pour commencer), je préfère vous mettre en garde : malgré les précautions prises lors de sa confection, ce roman peut contenir des traces de chats, d’équations quantiques, et de mauvaise foi. Vous voilà prévenus.

Et sinon, comme je l’ai brièvement expliqué à M. Laforge au Grand Soir 3 jeudi dernier, Madame Bovary, ce n’est pas moi, ou alors juste les pieds et un peu les sourcils. Autrement dit, je n’ai pas écrit dans ce livre l’histoire de ma vie – ce qui, en soi, n’a guère d’importance, mais j’aimerais bien que certains journalistes s’abstiennent de poser cette question (« Alors, ce livre, c’est de l’autofiction? ») ainsi que quelques autres (« Vous êtes plutôt du matin ou du soir? Plume ou clavier? Robe de chambre ou guêpière? Et c’est quoi votre auteur préféré? Et tes parents, ils sont dans la salle? ») qui n’éclairent en rien le contenu ou la portée d’un texte et ne font que focaliser l’attention sur l’auteur qui ne sait plus où se mettre alors que tout ce qu’il voulait, lui, c’est qu’on parle un peu de son bouquin et s’acheter une nouvelle Twingo avec les royalties pendant les 2 minutes d’antenne dont il a pu bénéficier en tirant un profit éhonté des relations qu’il a nouées avec les pontes de la presse en échange de services que la morale réprouve mais qui feront l’objet d’un roman à scandale plein de name dropping dans quelques années.

Sinon, ça va, merci. Le printemps toulousain est arrivé, Jazz me down a été adapté au théâtre au Cameroun, ma pièce Dessine-moi une maison sera jouée en juin, j’ai un petit texte jeunesse qui paraîtra d’ici deux mois, nous avons sorti avec Manu Causse un CD de lectures musicales intitulé Cinq tentatives d’approche de l’infini (chez Esope Editions), je vais écrire une nouvelle en binôme avec un chercheur (il cherche, j’écris) pour le festival de la Novela, un nouveau roman avance dans ma tête, le Salon de Balma ce week-end était une réussite (comme d’habitude, même si un scandale y a éclaté qu’on ferait bien de ne pas relayer) et demain soir, c’est la 100e édition de l’émission de radio Pas Plus Haut Que Le Bord (dans laquelle je chronique sous le pseudonyme de Lola Parabellum, maintenant vous savez). Non, vraiment, c’est parfait.

Ah, si, quand même. Ce n’est pas dans mes habitudes, mais : Frijide Barjot, tais-toi. On n’en veut pas, de ton sang et de ta haine. Va-t’en prier au Vatican, pars t’agiter dans les robes du pape, va secouer les puces à sa mule si ça peut te calmer, mais par pitié, oublie-nous.

Nous, les gens en général.

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Je vous l’avais bien dit que je reviendrais

Posted by Emmanuelle Urien on mai 10, 2012 in egopub, Raconte-moi ta vie, Rien à voir

Zut, voilà qu’elle remet ça.

Encore un livre, encore des nouvelles, en plus cette fois ce n’est même pas un vrai livre, mais où va le monde, sainte misère, vraiment c’est insupportable, quelle absence totale de pudeur, parler d’elle comme ça, au vu et au su de tous, quel manque patent de modestie, franchement qui ça intéresse ces histoires, c’est quand même un peu toujours la même chose, une suite de combinaisons séquencées à partir de 26 lettres et quelques signes de ponctuation, aucune originalité, en plus je déteste le violet, et puis ce titre, alors, du pur racolage, sûrement une apologie à peine masquée du GPS alors qu’avec un bon atlas routier on s’en sort très bien, et tu sais ce qu’il te dit l’homme perdu?

…Oui, j’aime bien faire parler en premier mon détracteur intérieur avant de chanter mes propres louanges faire ma propre publicité, c’est une façon très personnelle que j’ai de soigner une tendance maladive à l’effacement, la preuve en est ma présence assez discrète sur ce non-blog qui, décidément, porte de mieux en mieux son nom, quelle bonne idée j’ai eue là.

Or donc, j’ai récemment commis cette bluette (Jean d’Ormesson, sors de ce corps, et d’abord je ne te permets pas) Je vous présente donc mon cadet, baptisé « C’est plutôt triste, un homme perdu », une ode vibrante à la vie qui fait la part belle à l’émotion au travers d’une écriture à la fois fluide et travaillée digne des plus belles plumes du 19e siècle des nouvelles au nombre de sept (ce qui, vous l’admettrez, est déjà loin d’être anodin) dans lesquelles des hommes (plus ou moins sept aussi, donc comme qui dirait les héros) vivent des trucs absolument incroyables quand il ne leur arrive pas des choses franchement banales. Il n’y a pas de fautes d’orthographe et ce n’est pas très long à lire.

Comme vous pouvez le constater, je ne sais toujours pas parler de mes livres. Tant pis, je laisse.

Je tiens tout de même à signaler que ce recueil existe exclusivement en version numérique. Cela ne signifie pas que je ne me sois pas appliquée pour l’écrire. Cela ne veut pas dire non plus qu’il n’y a pas de travail éditorial en amont, vu que l’éditeur, Onlit, est quelqu’un de très sérieux bien que belge. Ce recueil dont vous ne pourrez donc pas corner les pages est pourtant un vrai livre avec, il est vrai, des mots et des phrases, pas mal de points-virgules et, derrière tout ça, une certaine réflexion (mais forcément moins que dans le recueil précédent vu qu’il parlait de miroirs). Que dire d’autre? Qu’il coûte seulement 3,99€? Non, je préfère éviter qu’il soit question d’argent entre nous.

Du coup, grâce à tous les droits d’auteur que je touche, je suis propriétaire d’une liseuse.

Non, pas cette liseuse-là, celle-ci. Sauf que la mienne est noire, si vous voulez tout savoir.

En réalité, il n’y a pas de relation de cause à effet entre ce nouveau recueil et cette récente acquisition, mais comme un jour celle-ci me sera reprochée et qu’on m’accusera d’être l’auteur de l’assassinat du livre papier avant de me brûler vive en place publique, je préfère anticiper et avouer sans qu’il soit besoin de me soumettre préalablement à la question. Oui, j’ai une liseuse, oui, je l’utilise, et oui, j’aime ça, quelle perversité. Mais j’aime aussi les livres papier, et Jules, et Jim. Ce sont deux choses différentes, deux supports pour un même combat (tiens, la pasionaria en moi ressurgit, on sent que c’est le printemps) : la littérature. Ou la culture en général. Deux armes de diffusion massive. Non pas antagoniques, mais complémentaires.

J’arrête, ça devient trop sérieux, j’ai mal à la tête. Cela dit, le débat est ouvert (même si des bas bleus s’imposeraient facilement ici vu le sujet de l’action) et votre avis m’intéresse, surtout s’il correspond au mien.

Je vous aurais bien parlé d’autres choses, mais je n’ai plus trop le temps. Ou alors juste pour vous livrer, en vrac, quelques sujets de réjouissance ; tenez, vous trierez :

- Une émission politico-satirique et rafraîchissante à écouter ici ou en public : Pas Plus Haut Que Le Bord.

- Des lectures musicales, toujours avec Manu Causse, au salon du livre de Pamiers (09) le dimanche 3 juin pour le petit-déjeuner (c’est le repas où il n’y a pas de cassoulet) ; après, on signe.

- Un président sorti (ça va nous faire au moins jusqu’à la fin de l’année, le temps de déchanter)

- Un musée fantastique à Humlebæk près de Copenhague, le Louisiana.

- Mon prochain roman, « La femme de Schrödinger », qui paraît toujours en 2013 chez Denoël.

- Un salon le 25 mai à Villeneuve/Lot (je n’ai pas dit que je mettais les trucs dans l’ordre).

- La Fête à Fred qui repasse entre le 30 mai et le 1er juin au Chapeau Rouge (Toulouse).

- Le ciel bleu, les oiseaux, les fleurs, l’amour, le cuir et la dentelle (je laisse, ça, ou pas? Tiens, oui.)

Je vous dis donc à très bientôt (six mois tout au plus, je commence à prendre un bon rythme de croisière, moi). Bonnes lectures et joli mois de mai à tous.

(Non, attendez, fermez pas, faut que j’y retourne, j’ai pas mis les liens.)

Voilà.

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Glossolalie

Posted by Emmanuelle Urien on mai 31, 2010 in Rien à voir

C’est officiel : en ce moment, je crée peu, et je ne fais plus de musique. Tout le monde le dit derrière mon dos, à voix basse pour que je ne l’entende pas, et dans des langues étrangères pour plus de sûreté, certains utilisent même de l’encre sympathique afin de ne pas éveiller les soupçons.*

Voire!

Du coup, le week-end passé (fort vite, ma foi, et sans se retourner, le lâche), aiguillonnée par quelque propos à caractère provocateur dont je tairai la provenance par respect de l’anonymat de son auteur, j’emprisonnai au lasso une boucle musicale qui passait, attachai avec la même corde le compositeur à sa chaise et à sa guitare jusqu’à ce que ladite boucle soit gravée à jamais dans la mémoire de son ordinateur, puis m’enfermai à double tour dans mon cerveau droit (c’est là que, paraît-il, j’entrepose à la va-comme-je-te-pousse les portées, les clés de sol et de douze, les pinceaux, une gamme complète de plumes d’oie et son encrier assorti, mes pointes et mon tutu de tulle ainsi que de nombreux accessoires introuvables même au Télé-achat), bien décidée à m’abstraire du monde tant que je n’aurais pas prouvé à sa face que j’étais / il était / nous étions encore dotés de cette facilité à créer qu’oncques ne perdîmes ou laissâmes s’étioler dans l’impuissante consternation (ou la consternante impuissance, j’aime bien aussi) que confèrent aux artistes les plus capricants (bêê) les petits jours qui passent, l’air de rien, et se déguisent pour se ressembler alors qu’en fait non, pas du tout**. A cane non magno saepe tenetur aper, et asinus asinum fricat (hi han). La semaine prochaine, on passe au B.

Vingt minutes*** plus tard, hop.

Ah ah****.

Des paroles en douze langues établissant les bases d’une nouvelle métaphysique de la grammaire indo-européenne (mais je ne perds pas de vue les basques, finnois, hongrois, turcs et autres isolats le premier qui dit 2000 je le sors), une mélodie déclinant une gamme mixolydienne complexe à double détente avec retour automatique à la ligne et triple loop piquée, un travail de sonorisation expérimentale à faire oublier 4’33 », des arrangements que même FR David il en redemanderait, deux cafés et l’addition*****.

Et maintenant, Mesdames et Messieurs, devant vos yeux ébahis, je vais pour la première fois sur ce non-blog Ajouter Un Son. Les gens du deuxième rang*****, je veux bien que vous reculiez, la manipulation peut être hasardeuse, et qui dit hasard dit danger, comme l’ont si bien compris nos amis anglo-saxons.

… mais si, ça marche. C’est vous. C’est la faute de votre navigateur qui n’est pas au goût du jour (un correspondant anonyme me signale qu’on prononce désormais « à jour »). Ou alors c’est le plugin qui bugge.

Quoi qu’il en soit, chers auditeurs, ne changez pas de fréquence!

Tadââââaaaaaaaaaa (j’ai la flemme de mettre tous les accents circonflexes, mais le cœur y est)!

Heimatspoema.mp3

(entre glossolalie teutonne, romancero gitano et chevauchée sauvage, excusez du peu.)

Et là (les occupants du troisième rang peuvent-ils rejoindre au fond de la salle ceux du deuxième? C’est à cause du monsieur de la sécurité, il est intransigeant. Et il mesure deux mètres, ce qui ne gâche rien), je ne sais pas très bien si la manipulation a fonctionné. Je n’en aurai conscience, sans doute, qu’une fois non-posté ce non-billet, ce qui peut ralentir les choses.

Bon, ça marche, là?

Mais bon sang, Lilienwald, te rends-tu compte qu’à cette heure et à ce stade de ton monologue, les visiteurs, s’il en fût (Kanterbräu, sors de ce post), ont déjà – ou n’ont pas – écouté ce fichier? Rosensee, il faut t’y faire, tu es complètement décalée!*****************

* Laissez tomber, la paranoïa, c’est has been, on parle désormais de syndrome de perception vindicative altérée (PVA). D’ailleurs, c’est l’objet de la 8e saison du Dr House non je l’ai pas dit je le regarde pas je sais pas qui c’est j’ai même pas la télé ou alors un tout petit peu et c’est pas ma faute monsieur le juge (je viens de battre le record de la plus longue phrase barrée, voir note ** – notez que c’est moi qui détenais le précédent).

** Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant d’écrire la plus longue phrase du monde, mais chaque fois je suis interrompue grossièrement par la petite voix dans ma tête qui me dit qu’il faudrait déjà voir à dépasser Proust qui en a pondu une de 243 mots, sans parler des autres genre Joyce, et que moi je ne sais pas compter si loin, et alors mon petit doigt sur le clavier cherche aussitôt le point. Et tant que j’y suis, si le propriétaire de la petite voix en question voulait bien se présenter à l’accueil, on la lui remettrait avec plaisir et un soulagement affiché en 4×3 elle est facile celle-là veux-tu bien te taire.

*** Deux heures, en fait. Mais je préfère que la postérité retienne la rapidité de mon génie plutôt que ma paresse neuronale.

****Au choix : rire sardinique (c’est comme sardonique, mais je me suis trompée de touche et comme je trouve ça joli, je laisse – c’est mon côté poisson) ; exclamation vaguement auto-dérosoire (tiens, j’ai retrouvé mon o) ; faute de frappe (je voulais écrire Eh eh) ; transition maladroite mais méritoire ; Ah ah.

***** Celle-là, j’ai déjà dû la faire. Tant pis, je laisse. C’est dire si j’assume mes non-propos sur ce non-blog.

****** Tout le monde sait qu’il n’y a jamais personne au premier rang.

***************** Et à plus d’un titre (je vous laisse réfléchir sur cette intervention sinistre) … incidemment, je suis consciente que, côté notes de bas de page, ça ne va pas mieux depuis la dernière fois. Mais je vous fais confiance pour trouver votre voie (en gros, lisez de haut en bas) ; pour ma part, et comme d’habitude, je me retire du monde dans un monastère avec chocolat (minimum 75% de cacao) et wifi. Amen.

PS : il est long, ce non-post. Je vous prie donc de m’en non-excuser. Et aussi : crédits photo Régis, Juliana et moi-même.

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(Ni) Vert ni sage (mauvais jeu de mots, tpjl)

Posted by Emmanuelle Urien on juin 8, 2009 in Raconte-moi ta vie, Rien à voir

Oui, bon, j’ai voté. Mon bureau était assez loin (vu que je n’ai toujours pas signalé mon 18e changement d’adresse en trois ans), et j’y suis allée en vélo, forcément.

Mais revenons plutôt sur les événements de la semaine. Ils sont nombreux, mais comme je m’en voudrais d’entrer dans les détails de ma vie privée, je me contenterai de vous signaler que jeudi 4, je lisais musicalement à Ombres Blanches (avec Manu Causse dans le rôle du guitar hero), et que vous n’étiez même pas là. C’est dommage, les quelque trente auditeurs (quinze selon la police) présents ont aimé. Qu’à cela ne tienne : nous réitérons la performance (car c’en est une, surtout quand les réserves en eau se font rares) dimanche 14 juin à 18h pour le Marathon des mots à l’Ostal Occitania (rue Malcousinat à Toulouse).

Par ailleurs, mais c’est tout de même là que je voulais en venir, l’atelier expo Zofer vernira vendredi prochain (le 12) une exposition de peinture bizarrement intitulée KESKIFéCON?, où vous pourrez (si vous venez) vous demander ce qui fait que Manu Causse et Emmanuelle Urien prennent parfois le pinceau, le couteau, le tube, la ficelle ou les doigts (liste non exhaustive) pour exprimer on ne sait quoi (mais ça peut venir) à travers la couleur, la matière et les formes. Et dans la série lego, ergo sum, nous musicalirons de nouveau quelques textes à cette occasion, un petit four à la main, un verre dans l’autre. À ce sujet, je cherche des volontaires pour tenir les livres. Pupitres s’abstenir.

Et puisque vous avez lu jusqu’au bout, outre l’affiche de l’expo, je vous mets une ou deux images en avant-première. Chic, non?

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Programmation en cours

Posted by Emmanuelle Urien on mai 8, 2009 in Raconte-moi ta vie, Rien à voir

Ça commence demain* ce soir : l’atelier des Zofer vernit une nouvelle exposition, joliment (et justement) appelée Corps et graphies ;de belles photos de Yannick Zofer, et tout autour des vidéos qui racontent l’aventure, de la musique qui l’enveloppe, et des lectures (par Jean-Luc Krauss) qui les rehaussent. Il faut venir à Toulouse, rue du dix avril, pour voir et entendre tout cela, aujourd’hui, vendredi 7 mai à 19h, ou (re)venir ensuite jusqu’à la fin du mois.

Nous, on y sera.

Et comme on est en mai, les salons et autres lieux où l’on cause fleurissent. J’irai donc, les 16 et 17, signer et bavarder (sujet : Comment écrivez-vous? …ben avec le moins de pieds possible) à Villeneuve sur Lot pour le Salon du livre qui s’articule autour des Femmes du sud (ou l’inverse, mais cela demande une certaine souplesse).

Samedi 23, je monterai vers le nord, en direction de cette grande ville prétentieuse (mais que j’aime bien quand même) pour présenter Tu devrais voir quelqu’un à la médiathèque François Rabelais de Gennevilliers. La rencontre aura lieu à 18h et sera animée par Serge Cabrol de la revue Encres vagabondes.

Je réitère le samedi 30 mai, cette fois à la maison du Banquet de Lagrasse (Aude, au coeur des Corbières, c’est beau comme tout), et en musique puisque le beau et talentueux (je le dis en toute connaissance de cause) Manu Causse m’accompagnera pendant mes lectures, si vous ne pouvez pas venir (parce que vous habitez Paris ou Metz, par exemple), vous pouvez nous entendre en cliquant ici.

Le 4 juin (c’est un jeudi, à 18h), je signe / discute / lis en musique à la librairie Ombres Blanches (Toulouse, where else?).

Mercredi 10 juin, de 17h à 18h : je cause à la radio sur Altitude (93.5 à Toulouse), dans l’émission Paroles d’écrivains.

Dimanche 14 juin, lecture musicale de Tu devrais voir quelqu’un en clôture du Marathon des mots (la programmation est en cours et le site n’est donc pas encore à jour) de Toulouse, à 17h30 à l’Ostal Occitania.

Et puis c’est tout pour le moment. Pas très intéressant, tout ça, mais il faut bien justifier le sous-titre de ce non-blog. Et puis, si je ne fais pas la pub de ma propre actualité, qui le fera à ma place? Ce n’est pas comme si j’avais des attachés de presse qui s’occupaient de la promotion de mon livre… Oups, je l’ai dit. Tant pis, je laisse.

Ah si, tant que j’y pense : la salon de Balma (voir dans les parages de ce non-post (tiens, j’ai fait un ping), entre le règlement intérieur et l’azote liquide), c’était bien. La séance de signature à la Poste aussi, parce que j’ai papoté avec la libraire et les organisateurs pendant que les usagers venus en masse faisaient la queue. Pour poster leurs recommandés, retirer leurs colis, clôturer leur Livret A (vu que c’est la crise), mais pas tellement pour acheter un livre. L’initiative était intéressante, cela dit, et en revoyant un peu la formule, ça peut marcher. Amener les livres (et leur auteur avec) sur des lieux où on ne les attend pas, je suis pour, quitte à essuyer un peu les plâtres, et à poser la première couche de peinture (rouge vif satiné) juste derrière.

À propos de plâtre, je ne suis plus dans la sélection du prix Orange, malgré tous les votes de GL** que j’ai eus. Pas bien compris comment ça marche, tout ça… Je suis un peu marrie, parce que les 15000€ du prix m’auraient permis de lever un peu le pied sur les traductions à 2 balles (j’exagère, c’est parfois 2 balles et demi) et les journées de 12 heures de transcriptions-corrections-plomberie, tout ça pour payer le loyer et la nourriture des poissons rouges (dont l’un est bleu, mais il l’ignore). À la place, je crois bien que je me serais (re)mise à l’écriture. Je dois boucler un recueil de nouvelles. Mais pas le temps. D’ailleurs, qu’est-ce que je fais là?

Allez, encore un peu.

Juste pour le plaisir de me contredire, je lis beaucoup en ce moment (à la place de dormir, par exemple), et j’ai découvert une nouvelle auteur (sans ‘e’ parce que je trouve ça laid). C’était ma voisine de salon à Balma, et comme cela se fait de s’intéresser aux autres dans ces circonstances, (entre autres) j’ai pris et ouvert son livre, j’ai lu les premières pages, et je l’ai acheté. Anne-Christine Tinel, en plus d’être une lumineuse jeune femme, est brillante (le plus fort, c’est qu’avec tout ça, elle ne fait même pas mal aux yeux). Je passe sur le fait que, comme personne, elle est très sympathique et que nous nous sommes bien amusées, et j’en viens à l’essentiel pour vous recommander la lecture de son roman, Tunis, par hasard. Je sais mal parler des livres que j’aime, alors je vous laisse apprécier par vous-même, et par bribes :

La nécessité de la trace ne surgit qu’avec la disparition. C’est pourquoi les contes s’achèvent au début du bonheur, nous laissant dans une frustration qui est celle du spectateur ; ce n’est pas tant que le bonheur n’ait pas d’histoire ; c’est plutôt que l’histoire du bonheur est intransmissible, une expérience irréductible au langage. (…) Exister, être heureux, magnifique adéquation entre la conscience et l’être, se fout éperdument des histoires. (…) L’histoire commence quand se referme à deux battants la porte du paradis. La parole arrive avec les morts.***

Et encore :

Tu aimes la mère passionnément ; mais tu grandis contre elle ; dans la douleur douce de son giron, tu apprends à ne pas lui ressembler. C’est cette obsession féroce, qui passera par blesser la mère tant aimée, qui te pousse dès le plus jeune âge dans des comportements qui ne sont pas ceux des petites filles, puis des jeunes filles, de ton âge. Le matin, quand la mère commence long circuit de sa journée, courses, repas, ménage, vaisselle, linge, couture, tu attrapes avec sauvagerie ton oreiller, et tu le places sur ton visage. Quitte à étouffer, tu ne veux pas entendre les bruits familiers de la kyrielle des obligations qui incombent aux femmes. Tu grandis comme une princesse, dans la paresse et l’innocence. (…) Obscurément tu es la princesse de la mère ; mais le père ne te regarde pas de cet œil-là. Première fille après quatre fils, tu es la porte par où entre le mal dans la demeure. Coupable par nature, par nature féminine.

Une écriture magnifique qui permet de porter un regard dégagé de toute complaisance sur la société tunisienne, et soutient une douleur lancinante qui finira par s’apaiser au décompte du temps. (On dirait du Télérama, je l’avais bien dit que je ne savais pas faire l’article… tpjl) Anne-Christine aura bientôt un site, restez accroché à la souris, je vous tiens au courant.

That’s all for today, folks. Profitez bien de ce long week-end et du soleil des éclaircies de la température relativement clémente pour un mois de janvier.

*J’ai écrit le début de ce non-post hier, comme quoi je m’y étais tout de même prise bien à l’avance…

**Gentils Lecteurs

***(Le choix de ce passage n’est pas anodin, il me semble voir exprimé clairement pour la première fois, dans ces phrases, la raison pour laquelle j’écris du noir, pourquoi je fais le récit du malheur plutôt que celui du bonheur)

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500 et quelques.

Posted by Emmanuelle Urien on mar 4, 2009 in Rien à voir

C’est parti de . Ou .

Alors : s’il me restait 500 secondes à vivre (soit 8,33333333333… minutes, ce qui est révélateur d’une part d’infini, et donc de l’infini lui-même, mais laissons de côté cette considération qui nous amènerait à trouver absurde la proposition de départ, et donc à ne pas la traiter),

je me suiciderais.

(ou alors : avec les 500€, je m’achèterais une montre, et je réfléchirais. Comme quoi, chacun son truc.)

Sinon, Clarabel a lu Tu devrais voir quelqu’un.

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Informations pratiques et considérations annexes

Posted by Emmanuelle Urien on fév 22, 2009 in Raconte-moi ta vie, Rien à voir

Une poignée de Gentils Lecteurs (ou futurs) m’ayant sollicitée à ce sujet, voici les quelques lieux et dates où je ferai salon*.

Foire du Livre de Bruxelles : vendredi 6 mars de 16h à 17h, puis de 19h30 à 21h30 au stand 208 (Quadrature, Toute humanité mise à part) ; samedi 7 mars : 12h30 à 14h stand 208 et 16h à 17h au stand 220 (Gallimard, La collecte des monstres et Tu devrais voir quelqu’un).

Salon du Livre de Paris : samedi 14 mars à 18h stand M79 (Gallimard, cf. supra tout ça) ; et dimanche 15 mars à 14h30 au R63/V62, j’épaulerai Manu Causse (quisignera son deuxième recueil, le très dérangeant Visitez le purgatoire / Emplacements à louer,) lors d’une lecture musicale organisée par les éditions D’un noir si bleu. Je passerai également, mais je ne sais pas quand (sans doute plusieurs fois parce qu’ils sont hautement fréquentables) au stand des éditions In8 (T64) pour Jazz me down. Yep.

Et puis voilà, c’est tout ; maintenant, rentrez chez vous.

Un faire-part de naissance me permet d’opérer une vague transition entre ce qui précède et ce qui suivra peut-être : a new blog is born à l’initative de Marc Villemain, qui s’appelle Les 7 mains. Oui, un de plus. Ça va finir par faire beaucoup, mais comme il s’agit d’un cahier d’expression ouvert à sept auteurs auquel on a attribué un jour de la semaine, l’initiative reste originale, et mérite d’être soulignée.

Évidemment, comme je suis l’un des sept auteurs en question, j’entends déjà le bout des mauvaises langues s’agiter, Bah tiens, bien sûr qu’elle va pas en dire du mal. Exactement. J’écris sur différents supports, et j’assume tooootalement d’en faire un peu la pub. Vanitas vanitatum, peut-être, mais la vraie question reste : et Blanche-Meige dans tout ça? …oui, bon. Allez y faire un tour (ou sept), il y tout plein de jolies choses, et des drôles aussi. Et non, pas forcément les miennes.

Venons-en donc tout naturellement (licence discutable) aux considérations annexes : mon roman est sorti, d’accord, mais je reste dubitative en ce qui le concerne. Autant pour les nouvelles je pouvais arriver à savoir d’où j’étais partie, où j’étais arrivée, quels chemins j’avais empruntés et pourquoi, autant là, je ne sais pas. Si c’est bien ; si je suis satisfaite du résultat. C’est juste un roman ; ou alors, ohlala, c’est un roman. Terra incognita. Je ne sais pas. On verra bien. Ou pas.

…Voilà qui donne envie de le lire, non?

(Ma carrière dans la communication est définitivement à l’eau ; curieusement, ça me paraît plutôt une bonne chose.)

Et hop (transition chevillardienne …attention, il y a deux liens, ne vous perdez pas).

Demain.

Demain tout continue et tout change,demain les enfants s’éclipsent pour la rentrée et la mère s’efface (non pas trop parler de ma vie privée mais tant pis, je laisse),demain lundi musique en journée si l’oiseau le veut, puis en soirée puisque la teigne s’accroche ; mardi filage au Fil à Plomb, Désolés pour le chien, jeudi atelier, les arts de la rue, samedi conférence de presse à l’Usine pour ZUT, et toute la semaine écrire peindre avancer, cueillir le plaisir où il est (vivre avec toi, mon amour, te sentir chercher, te voir trouver, te regarder grandir jusqu’à être toi tout entier sans souffrir, bien sûr que tu vas-qu’on va y arriver).

Je crois que j’ai dit l’essentiel (mais pas forcément dans l’ordre).

Et comme ça ne se fait pas, j’embrasse Marie, Hélène, Angélique, Élise, Cyrille, Sylvain, Isabelle, Patricia. Juste parce qu’ils étaient là quand, et qu’alors, forcément.

Normalement, là, je suis censée conclure sur une note à forte teneur humoristique. Alors tenez :

*Faire salon : rester souriante derrière une pile de livre dont il est impossible de prévoir si elle va baisser ou non. Exercice contraignant, généralement frustrant et plutôt ingrat auquel tout auteur aussi peu connu et équilibré (ah ah) que moi devrait refuser de se plier, mais qu’il pratique cependant année après année, se jurant chaque fois, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendra plus. Comme quoi on peut vouloir faire de la littérature et n’avoir aucune suite dans les idées (tant qu’on a des idées, hein).

(Oui, je sais : ma mise en page est abominable, mais là encore : tant pis, etc. – Erratum : en fait, non, pas tant que ça, entre-temps j’ai enlevé des photos. Vous voyez, je vous dis tout.)

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Créer sur fond de crise*

Posted by Emmanuelle Urien on fév 5, 2009 in Rien à voir

La crise, elle ne passera pas par moi. Pour des tas de raisons : je n’ai pas d’actions, pas d’économies, pas d’emploi, pas de statut en tant qu’auteur ou en tant qu’autre chose… en quoi la crise pourrait-elle  donc m’atteindre?

C’est en tout cas ce que je pensais jusqu’à, mettons, l’année dernière, quand je me suis soudain aperçue que j’avais moins de travail ces derniers temps. Rémunéré, je veux dire, parce que sinon, du travail pas payé, j’en fais tout le temps, et c’est même souvent un plaisir. Jusqu’à s’apercevoir que les caisses sont vides. Et que les commandes (commandes de créations, de traductions, de corrections, d’ateliers) se font rares. Ou disparaissent discrètement, les lâches.

Ah, zut.

Soudain, je m’inquiète. Je me mets à envoyer des CV. À consulter les offres d’emploi (« cherche  poste d’écrivain »?). À calculer combien je peux, combien je dois, combien je vais. Et les droits d’auteurs, ils tombent quand (de toute façon, c’est pas ça qui va payer le loyer)? Et cette lumière, on peut pas l’éteindre, et ne tirer la chasse d’eau qu’une fois sur deux, et remets un pull si tu as froid.

Stop.

Je ne suis pas très regardante sur le confort, mais là, quand même, créer sur fond de crise, ça devient difficile… alors voilà : je retourne sous la couette. Réveillez-moi quand un poste de caissière se libérera près de chez vous.

* Ce non-post est un exorcisme, un exutoire, un exercice. Quelquefois, j’aime bien dire les choses, même quand elles sont laides et que je suis geignarde. Et d’abord, vous n’êtes pas obligés de lire, hein. Ou alors attendez le prochain non-post que je pense intituler Youkaïdi youkaïda, ou encore La vie est un cadeau et le monde n’est qu’amour, vu que quand même, je sors un roman dans quelques jours.

 
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Oui, bon, ça va, hein (non mais).

Posted by Emmanuelle Urien on jan 21, 2009 in Rien à voir

Du harcèlement, voilà ce que c’est. Tous, ils s’y mettent tous. Je les soupçonne même de se passer le mot.

Comme quoi mes publications sur ce non-blog seraient des plus irrégulières. Erratiques, même.

Ben oui.

C’est le principe, non?

Et pour le prouver, je publie un autre billet dans la foulée.

Voilà, ça vous apprendra.

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Il commençait à se faire tard, et c’est alors que.

Posted by Emmanuelle Urien on déc 3, 2008 in Rien à voir

Bien sûr, j’ai mille chose à faire, cinq cents projets en tête, deux cents dans mon ordi et vingt-trois sur le métier.

Bien sûr, je suis partiale.

Bien sûr, et là je n’ai plus d’argument pour mon réquisitoire, mais tant pis je laisse et on va passer à la défense.

(c’était l’intro du billet – oui, je dis billet, maintenant, parce que post, pff, et article, bof, mais billet, oui, et en plus c’est Schlabaya qui me l’a soufflé avec son inconscient superpuissant. Tiens, au fait, j’ai rajouté un lien vers son blog, outre celui-ci.)

C’est n’importe quoi, ces parenthèses.

Je voulais juste vous parler d’un auteur, et de son livre, et de sa pièce de théâtre, et de sa peinture, et de tout ce merveilleux talent encore trop méconnu qui va vous exploser un jour au visage et alors là vous serez bien punis de n’avoir pas ouvert les yeux plus tôt hola, Bijou, tout doux, ne nous emballons pas, on va faire simple pour commencer.

Un livre (et son auteur, forcément, du coup), voilà de quoi je tenais à vous entretenir.

Visitez le purgatoire – emplacements à louer.

(Et non, ce n’est pas parce que je connais bien l’auteur que je n’ai pas le droit d’en parler. Tais-toi, vil détracteur obscurantiste. En plus, je n’ai aucune influence sur le CAC40, alors c’est dire si mon avis importe peu. Mais lisez quand même, allez, et fermez-moi cette parenthèse en sortant, ça fait des courants d’air.)

C’est un livre (oh le scoop) dans lequel on rencontre des fantômes sous forme de cœurs de lettres de silhouettes de voix de taches de sang de vin d’ossements sous le sable de corps cherchant à vivre et cherchant à mourir de souvenirs vivaces enfouis de secrets enfin révélés de peurs de souffrances et de joie (respirez).

Bref : ça parle des hommes, femmes comprises. Ça parle de tout ce qu’on est vous et moi, de tout ce qu’on craint et ressent, bien souvent sans se l’avouer ou même en être conscient. Ça raconte des histoires qu’on a presque vécues, il s’en serait fallu de peu. Ça dit l’entre-deux de nos vies quand on ne sait plus trop quoi penser, vers qui se pencher, à quoi croire.

Et c’est dit à la façon de Manu Causse, qui écrit ses livres comme il parle sur son blog, avec la sensibilité parfaite qu’on n’attend plus des hommes (femmes comprises), avec ce contretemps absurde que l’écrit vole à la parole (ou l’inverse), avec ce sentiment que la voix du conteur est là, dans votre oreille, au moment même où vous lisez.

Lisez, vous verrez (entendrez).

Et l’éditeur est drôlement pro, et drôlement gentil, et drôlement drôle.

…Bon, et sinon, il faut aussi que vous alliez un peu au théâtre, vu que Noël arrive, et même si ça n’a rien à voir. Et alors, ça tombe bien, dites, parce que justement, et ça m’évite une transition des plus maladroites, la pièce de Manu Causse, celui-là même qui, est rejouée ce mois-ci au Théâtre de Poche (Toulouse, l’autre capitale de la France, Haute-Garonne) trois semaines durant. Tonton Maurice est toujours mort, mais il revient pour vous à partir du 17 décembre pour dix représentations seulement, dépêchez-vous, et tiens, l’affiche, hop :

…Ben allez, hop.

Non. Pas moyen.

Tant pis, je laisse, et je reviens demain pour coller l’affiche, et conclure ce billet décousu chiffonné.

Comme si j’étais à ça près. Vu que j’ai dit l’essentiel.

Zou.

Et le lendemain :

(Ah : l’affiche et le bandeau de Tonton Maurice sont de Christophe Chalmette ; le dessin de couverture de Visitez le purgatoire est de Manu Causse ; le reste n’engage que moi.)

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