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Tids & bits

Posted by Emmanuelle Urien on déc 19, 2009 in egopub, Raconte-moi ta vie

Un courant d’air venu de je ne sais où se planque sous mon bureau et me remonte au bout des doigts. Ce nouveau non-post (qui surgit moins de deux mois après le précédent, notez l’exploit) sera donc entièrement écrit avec des moufles. J’hésite encore, par respect pour mes non-lecteurs, à enfiler les après-ski, à coiffer la chapka et à m’envelopper dans une couverture écossaise, mais ce n’est pas l’envie qui manque.

Ça, c’était donc la première nouvelle de mon actualité : j’ai froid. Mais je n’hiberne pas pour autant. Et, selon la tradition vieille comme ce non-blog qui veut que je vous livre dans leurs moindres détails mes faits et gestes passés – en tout cas ceux qui relèvent du registre professionnel, pour le reste vous ne saurez rien -, venez ici que je vous raconte.

En novembre, il y a eu le salon du livre d’Ozoir-la-Ferrière, où le magnifique « Qui comme Ulysse » de Georges Flipo a reçu le prix Ozoir’Elles qui récompense depuis deux ans un recueil de nouvelles. Je fais partie du jury « exclusivement féminin » (avec, entre autres, Annie Saumont) et comme Georges, en plus d’être un excellent écrivain, est également un ami précieux, je suis heureuse pour lui. Cerise sur le gâteau : son recueil a été récompensé à la quasi unanimité des voix. Comme ça, on ne pourra pas m’accuser de copinage.

Toujours en novembre avait lieu le salon du livre du Touquet, auquel je n’ai pas assisté. J’y étais pourtant conviée mais, comme mon éditeur n’avait pas jugé utile de me transmettre cette invitation, c’est seulement à la veille du salon que j’ai appris que ma présence était souhaitée, ne fût-ce que pour y recevoir Prix du jeune romancier que les lycéens du Touquet ont choisi d’attribuer à « Tu devrais voir quelqu’un ». J’aime de plus en plus les lycéens, et de moins en moins mon éditeur.

En décembre, avec mon collègue polymorphe hyperactif génial fou Manu Causse, nous avons ôté nos pseudos et revêtu nos véritables patronymes pour nous rendre à Nice où se tenait un congrès de traducteurs. Nous y avons donné notre première conférence, intitulée « Traduction et créativité », sous forme d’atelier déstructuré (il y avait même des Gmörks). Personne ne nous a jeté de pierres, les participants ont aimé, les organisateurs aussi, et nous nous sommes tous deux bien amusés, malgré le trac et, en ce qui me concerne, le léger sentiment de ne pas être tout à fait à ma place face à ces traducteurs archi-chevronnés. Il avait raison, Machin, avec son traduttore, traditore

Depuis le 17 novembre, et jusqu’au 31 décembre, le théâtre du Fil à Plomb accueille de nouveau notre pièce Désolés pour le chien, sponsorisée par la SPA et l’ADF, une comédie drôle (ça ne va pas forcément de soi) avec des vrais morceaux de karma dedans et de véritables questions sur la vie de couple, les couloirs de dix-huit mètres et les gloriettes. Si vous avez l’avantage et le plaisir d’être Toulousain ou assimilé, venez soutenir des auteurs vivants et qui comptent bien le rester, ainsi que des comédiens tous plus charmants les uns que les autres.

C’était la séquence egopub / auto-flattons-nous / nous sommes tous des génies plein de talents …N’empêche que nous, c’est vrai.

Passons maintenant à notre rubrique « Actualités actuelles », avec un gros plan sur le sujet crucial du moment, à en croire les foules qui se bousculent en ville malgré le froid, la crise et le manque d’inspiration.

Pour Noël, je veux :

  • La sérénité
  • Du temps liiiiiiibre
  • Un nouvel éditeur pour mon recueil « Nous avons peur du noir »
  • Un fer à repasser
  • Un boudin en forme de chien (un chien en forme de boudin?) pour colmater ce courant d’air qui, à l’instant où je vous écris, continue de me glacer les jambes
  • Jouer Summertime au saxophone, mais alors peut-être pas à deux heures du matin
  • Être amour, joie et lumière (ou gloire et beauté, j’hésite)
  • Un stylo bille qui fonctionne

Pendant que les lutins tricotent tout ça et que le père Noël fait chauffer les rennes, je vous propose d’aller jeter une oreille sur les travaux musicaux de quelques connaissances miennes, à savoir Just for des mots, une démo en permanente déconstruction-reconstruction, et Grizzly Sisters Gestalt Machine, du post punk déstructuraliste néo-barje. Devant la cheminée.

Allez, c’est décidé : j’enfile une deuxième paire de chaussettes. Souriez, c’est Noël!

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Phase 2, ou presque.

Posted by Emmanuelle Urien on mar 2, 2009 in egopub

Normalement, la phase 2, c’est quand l’œuvre récemment imprimée, et largement diffusée dans la francophonie avide de nourritures extra-terrestres, recueille les honneurs de la presse et les applaudissements de la foule en délire qui lance des palourdes (plus légères que les bigorneaux).

Là, ce serait plutôt 1½, et encore : Tu devrais voir quelqu’un est sorti le 19 février dans la plus grande discrétion. Alors oui, il paraît que la promotion d’un livre n’est pas du ressort de son auteur, mais de ses attachés de presse ; lesquels attachés de presse s’attachent essentiellement à affirmer qu’il faut faire confiance au livre.

Au livre, soit.

Bon, d’accord.

N’empêche : dans la mesure où ce non-blog n’est que l’avatar néo-moderne de la rubrique Actualités de mon site, je vais y relayer les échos qu’y a déclenchés mon roman. Ce sera toujours ça.

Ahem.

Ça va être rapide. En fait, ça tient en deux mots (outre ceux de mon entourage proche, mais on me dit que ça ne compte pas) : Contrepoint et Bibliosurf.

Voilà voilà.

Ah, tant que je vous tiens : Désolés pour le chien, la pièce que j’ai co-écrite avec Manu Causse, et dont vous pouvez contempler, en illustration de ce non-post, la belle affiche conçue par Christophe Chalmette, sera jouée du 10 au 28 mars par les compagnies du Périscope et du Fil à plomb, réunies pour l’occasion sur la scène du théâtre éponyme (toi-même). Mise en scène de Laurent Deville. C’est à Toulouse, et l’essentiel de l’information se trouve ici.

C’est tout?

Ah non.

Mais le reste, c’est privé.

Rendez-vous à Toulouse, Paris, Bruxelles, Tokyo, Frankfurt-am-Main, Perros Guirrec et Las Vegas.

Allez, je vous laisse, j’ai du Gmörk en retard.

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