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Je vous l’avais bien dit que je reviendrais

Posted by Emmanuelle Urien on mai 10, 2012 in egopub, Raconte-moi ta vie, Rien à voir

Zut, voilà qu’elle remet ça.

Encore un livre, encore des nouvelles, en plus cette fois ce n’est même pas un vrai livre, mais où va le monde, sainte misère, vraiment c’est insupportable, quelle absence totale de pudeur, parler d’elle comme ça, au vu et au su de tous, quel manque patent de modestie, franchement qui ça intéresse ces histoires, c’est quand même un peu toujours la même chose, une suite de combinaisons séquencées à partir de 26 lettres et quelques signes de ponctuation, aucune originalité, en plus je déteste le violet, et puis ce titre, alors, du pur racolage, sûrement une apologie à peine masquée du GPS alors qu’avec un bon atlas routier on s’en sort très bien, et tu sais ce qu’il te dit l’homme perdu?

…Oui, j’aime bien faire parler en premier mon détracteur intérieur avant de chanter mes propres louanges faire ma propre publicité, c’est une façon très personnelle que j’ai de soigner une tendance maladive à l’effacement, la preuve en est ma présence assez discrète sur ce non-blog qui, décidément, porte de mieux en mieux son nom, quelle bonne idée j’ai eue là.

Or donc, j’ai récemment commis cette bluette (Jean d’Ormesson, sors de ce corps, et d’abord je ne te permets pas) Je vous présente donc mon cadet, baptisé « C’est plutôt triste, un homme perdu », une ode vibrante à la vie qui fait la part belle à l’émotion au travers d’une écriture à la fois fluide et travaillée digne des plus belles plumes du 19e siècle des nouvelles au nombre de sept (ce qui, vous l’admettrez, est déjà loin d’être anodin) dans lesquelles des hommes (plus ou moins sept aussi, donc comme qui dirait les héros) vivent des trucs absolument incroyables quand il ne leur arrive pas des choses franchement banales. Il n’y a pas de fautes d’orthographe et ce n’est pas très long à lire.

Comme vous pouvez le constater, je ne sais toujours pas parler de mes livres. Tant pis, je laisse.

Je tiens tout de même à signaler que ce recueil existe exclusivement en version numérique. Cela ne signifie pas que je ne me sois pas appliquée pour l’écrire. Cela ne veut pas dire non plus qu’il n’y a pas de travail éditorial en amont, vu que l’éditeur, Onlit, est quelqu’un de très sérieux bien que belge. Ce recueil dont vous ne pourrez donc pas corner les pages est pourtant un vrai livre avec, il est vrai, des mots et des phrases, pas mal de points-virgules et, derrière tout ça, une certaine réflexion (mais forcément moins que dans le recueil précédent vu qu’il parlait de miroirs). Que dire d’autre? Qu’il coûte seulement 3,99€? Non, je préfère éviter qu’il soit question d’argent entre nous.

Du coup, grâce à tous les droits d’auteur que je touche, je suis propriétaire d’une liseuse.

Non, pas cette liseuse-là, celle-ci. Sauf que la mienne est noire, si vous voulez tout savoir.

En réalité, il n’y a pas de relation de cause à effet entre ce nouveau recueil et cette récente acquisition, mais comme un jour celle-ci me sera reprochée et qu’on m’accusera d’être l’auteur de l’assassinat du livre papier avant de me brûler vive en place publique, je préfère anticiper et avouer sans qu’il soit besoin de me soumettre préalablement à la question. Oui, j’ai une liseuse, oui, je l’utilise, et oui, j’aime ça, quelle perversité. Mais j’aime aussi les livres papier, et Jules, et Jim. Ce sont deux choses différentes, deux supports pour un même combat (tiens, la pasionaria en moi ressurgit, on sent que c’est le printemps) : la littérature. Ou la culture en général. Deux armes de diffusion massive. Non pas antagoniques, mais complémentaires.

J’arrête, ça devient trop sérieux, j’ai mal à la tête. Cela dit, le débat est ouvert (même si des bas bleus s’imposeraient facilement ici vu le sujet de l’action) et votre avis m’intéresse, surtout s’il correspond au mien.

Je vous aurais bien parlé d’autres choses, mais je n’ai plus trop le temps. Ou alors juste pour vous livrer, en vrac, quelques sujets de réjouissance ; tenez, vous trierez :

- Une émission politico-satirique et rafraîchissante à écouter ici ou en public : Pas Plus Haut Que Le Bord.

- Des lectures musicales, toujours avec Manu Causse, au salon du livre de Pamiers (09) le dimanche 3 juin pour le petit-déjeuner (c’est le repas où il n’y a pas de cassoulet) ; après, on signe.

- Un président sorti (ça va nous faire au moins jusqu’à la fin de l’année, le temps de déchanter)

- Un musée fantastique à Humlebæk près de Copenhague, le Louisiana.

- Mon prochain roman, « La femme de Schrödinger », qui paraît toujours en 2013 chez Denoël.

- Un salon le 25 mai à Villeneuve/Lot (je n’ai pas dit que je mettais les trucs dans l’ordre).

- La Fête à Fred qui repasse entre le 30 mai et le 1er juin au Chapeau Rouge (Toulouse).

- Le ciel bleu, les oiseaux, les fleurs, l’amour, le cuir et la dentelle (je laisse, ça, ou pas? Tiens, oui.)

Je vous dis donc à très bientôt (six mois tout au plus, je commence à prendre un bon rythme de croisière, moi). Bonnes lectures et joli mois de mai à tous.

(Non, attendez, fermez pas, faut que j’y retourne, j’ai pas mis les liens.)

Voilà.

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