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Il commençait à se faire tard, et c’est alors que.

Posted by Emmanuelle Urien on déc 3, 2008 in Rien à voir

Bien sûr, j’ai mille chose à faire, cinq cents projets en tête, deux cents dans mon ordi et vingt-trois sur le métier.

Bien sûr, je suis partiale.

Bien sûr, et là je n’ai plus d’argument pour mon réquisitoire, mais tant pis je laisse et on va passer à la défense.

(c’était l’intro du billet – oui, je dis billet, maintenant, parce que post, pff, et article, bof, mais billet, oui, et en plus c’est Schlabaya qui me l’a soufflé avec son inconscient superpuissant. Tiens, au fait, j’ai rajouté un lien vers son blog, outre celui-ci.)

C’est n’importe quoi, ces parenthèses.

Je voulais juste vous parler d’un auteur, et de son livre, et de sa pièce de théâtre, et de sa peinture, et de tout ce merveilleux talent encore trop méconnu qui va vous exploser un jour au visage et alors là vous serez bien punis de n’avoir pas ouvert les yeux plus tôt hola, Bijou, tout doux, ne nous emballons pas, on va faire simple pour commencer.

Un livre (et son auteur, forcément, du coup), voilà de quoi je tenais à vous entretenir.

Visitez le purgatoire – emplacements à louer.

(Et non, ce n’est pas parce que je connais bien l’auteur que je n’ai pas le droit d’en parler. Tais-toi, vil détracteur obscurantiste. En plus, je n’ai aucune influence sur le CAC40, alors c’est dire si mon avis importe peu. Mais lisez quand même, allez, et fermez-moi cette parenthèse en sortant, ça fait des courants d’air.)

C’est un livre (oh le scoop) dans lequel on rencontre des fantômes sous forme de cœurs de lettres de silhouettes de voix de taches de sang de vin d’ossements sous le sable de corps cherchant à vivre et cherchant à mourir de souvenirs vivaces enfouis de secrets enfin révélés de peurs de souffrances et de joie (respirez).

Bref : ça parle des hommes, femmes comprises. Ça parle de tout ce qu’on est vous et moi, de tout ce qu’on craint et ressent, bien souvent sans se l’avouer ou même en être conscient. Ça raconte des histoires qu’on a presque vécues, il s’en serait fallu de peu. Ça dit l’entre-deux de nos vies quand on ne sait plus trop quoi penser, vers qui se pencher, à quoi croire.

Et c’est dit à la façon de Manu Causse, qui écrit ses livres comme il parle sur son blog, avec la sensibilité parfaite qu’on n’attend plus des hommes (femmes comprises), avec ce contretemps absurde que l’écrit vole à la parole (ou l’inverse), avec ce sentiment que la voix du conteur est là, dans votre oreille, au moment même où vous lisez.

Lisez, vous verrez (entendrez).

Et l’éditeur est drôlement pro, et drôlement gentil, et drôlement drôle.

…Bon, et sinon, il faut aussi que vous alliez un peu au théâtre, vu que Noël arrive, et même si ça n’a rien à voir. Et alors, ça tombe bien, dites, parce que justement, et ça m’évite une transition des plus maladroites, la pièce de Manu Causse, celui-là même qui, est rejouée ce mois-ci au Théâtre de Poche (Toulouse, l’autre capitale de la France, Haute-Garonne) trois semaines durant. Tonton Maurice est toujours mort, mais il revient pour vous à partir du 17 décembre pour dix représentations seulement, dépêchez-vous, et tiens, l’affiche, hop :

…Ben allez, hop.

Non. Pas moyen.

Tant pis, je laisse, et je reviens demain pour coller l’affiche, et conclure ce billet décousu chiffonné.

Comme si j’étais à ça près. Vu que j’ai dit l’essentiel.

Zou.

Et le lendemain :

(Ah : l’affiche et le bandeau de Tonton Maurice sont de Christophe Chalmette ; le dessin de couverture de Visitez le purgatoire est de Manu Causse ; le reste n’engage que moi.)

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